Long terme : une absence prolongée risque de causer des ennuis

Long terme : une absence prolongée risque de causer des ennuis

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Publié le 15 août 2025 à 23h25

Le Québec vit une séquence sèche qui pourrait se prolonger jusqu’à la mi-septembre. Malgré quelques occasions de pluie, la tendance des prochaines semaines laisse présager des maux de tête pour les agriculteurs et les amateurs de pelouses vertes.

Une sécheresse bien installée

Un front froid traversera le sud et l’est de l’Ontario ainsi que le sud du Québec samedi soir et dimanche. Des averses et des orages localisés pourraient accompagner ce système, mais ces précipitations demeureront insuffisantes pour combler le déficit hydrique accumulé depuis des semaines.

Les prévisions à long terme confirment une tendance sèche qui se poursuivra au moins jusqu’au début septembre. Les seules occasions de pluie significatives viendront de systèmes orageux liés à la ceinture de feu (« ring of fire ») – cette zone où deux masses d’air, froide au nord et chaude au sud, se rencontrent – ou au passage de fronts froids. « Ces derniers, et c’est typique du mois d’août, pourraient avoir davantage de mordant en raison de contrastes de masses d’air plus marqués que précédemment cet été », indique le météorologue Réjean Ouimet.

Peut-on espérer un secours des tropiques?

Une autre option qui pourrait générer de la pluie : les systèmes tropicaux. La tempête tropicale Erin, devenue le premier ouragan dans l’Atlantique vendredi, devrait atteindre le stade d’ouragan majeur cette fin de semaine.

Sa trajectoire, encore incertaine, devrait la faire longer la côte américaine au large, et pourrait passer près des provinces atlantiques canadiennes. Des pluies seraient bénéfiques pour ces régions aux prises avec d’importants incendies de forêt. Pour le Québec toutefois, rien n’indique qu’Erin renversera la tendance sèche.

Mais après Erin devraient venir Fernand, Gabrielle, Humberto, etc. « On approche du cœur de la saison des ouragans et les tropiques devraient entrer en ébullition, rappelle Réjean Ouimet. L’anticyclone au-dessus de l’Atlantique qui nous vaut un été chaud et tranquille va agir comme pivot pour les tempêtes ».

Le pic de la saison, où on observe le plus grand nombre de tempêtes, et souvent celles qui sont les plus dévastatrices, se situe autour du 10 septembre.